LACAQ

Intervenir dans des environnements sensibles, quand la maîtrise des risques ne tolère pas l’approximation

Nucléaire, défense, chimie, virologie, recherche médicale, établissements de soins, spatial…

Toutes les missions de conseil, d’accompagnement, de formation ou d’audit ne se déroulent pas dans des environnements ordinaires.

Au cours de mon activité professionnelle et des missions réalisées par LACAQ, j’ai été amené à intervenir pour des organismes publics et privés exerçant leurs activités dans des environnements industriels, scientifiques, sanitaires ou technologiques particulièrement sensibles.

Ces interventions concernent notamment :

La diversité de ces environnements pourrait laisser penser que les problématiques rencontrées sont totalement différentes.

Elles le sont techniquement.

Mais du point de vue du management des risques, elles présentent de nombreux points communs.

Des environnements où les conséquences d’un écart peuvent être importantes

Dans une organisation sensible, une défaillance ne se résume pas nécessairement à un défaut de qualité ou à un retard de production.

Selon l’activité concernée, elle peut avoir des conséquences sur :

la sécurité des personnes,
la sûreté des installations,
la santé,
l’environnement,
la continuité d’activité,
la conformité réglementaire,
la confidentialité et donc la sécurité des données,
la disponibilité des équipements,
ou encore la capacité de l’organisation à remplir sa mission.

L’évaluation d’un système de management doit donc aller bien au-delà de la vérification documentaire.

Une procédure peut être correctement rédigée sans être réellement appliquée.

Un risque peut être identifié sans être correctement maîtrisé.

Un équipement peut être suivi sans que son indisponibilité potentielle ait été suffisamment anticipée.

Une compétence peut être formellement reconnue sans que l’organisation ait étudié les conséquences de l’absence de la personne qui la détient.

C’est précisément dans cette différence entre conformité apparente et maîtrise réelle que se situe une part importante de la valeur ajoutée d’un audit ou d’un diagnostic.

Nucléaire et sûreté : comprendre l’organisation qui maîtrise le risque

Certaines missions de maintenance ou maîtrise des moyens de production réalisées par des entreprises telles que REEL-AEMCO m’ont ainsi conduit à travailler auprès d’organisations intervenant dans le secteur nucléaire.

Les activités concernées couvrent notamment les études, la conception, la réalisation et la mise en service d’outils d’exploitation ou de maintenance, le maintien en conditions opérationnelles d’unités techniques et industrielles, la maintenance de matériels de mesure nucléaire ou encore des prestations liées à l’assainissement radioactif et au démantèlement.

Les environnements concernés comprennent notamment La Hague, Cadarache ou Marcoule, avec des activités réalisées pour ou autour d’acteurs majeurs du nucléaire civil et de défense.

Dans ce type d’environnement, la qualité ne peut pas être dissociée de la sûreté, de l’analyse des risques, de la traçabilité, des compétences et de la maîtrise opérationnelle.

Défense, armement et pyrotechnie : lorsque la maîtrise opérationnelle est déterminante

Mon parcours professionnel a débuté dans la pyrotechnie civile et militaire chez Ruggieri pendant 5 ans, domaine dans lequel la maîtrise des risques technologiques constitue une condition fondamentale de fonctionnement.

Cette expérience a été complétée par des missions concernant des organismes du secteur de la défense et de l’armement tels que le Services Interarmées des munitions (c.f ses nombreux sites de stockages, magasins et ateliers) ou CTA international.

Parmi les environnements rencontrés figurent notamment :

Dans ces activités, les interfaces entre organisation, moyens techniques, compétences humaines, procédures, maintenance, sécurité et maîtrise des changements sont essentielles.

L’audit ne peut donc pas être une simple lecture du référentiel.

Il nécessite de comprendre le fonctionnement réel de l’organisation et les conséquences potentielles d’une défaillance.

Chimie : une culture historique du risque industriel

La chimie constitue également une part de mon expérience professionnelle, avec notamment des missions réalisées dans l’environnement industriel de Lacq avec CITBA ou AQMO.

Risques chimiques, sécurité des procédés, environnement, maintenance, gestion des équipements, compétences des opérateurs, situations d’urgence et exigences réglementaires s’y combinent.

Ces environnements ont contribué à renforcer une approche que j’applique depuis de nombreuses années :

le risque doit être analysé comme un système.

Une défaillance technique peut avoir une origine organisationnelle.

Une non-conformité organisationnelle peut générer une conséquence technique.

Et un système de management réellement efficace doit être capable de faire le lien entre les deux.

Virologie et laboratoire P4 : travailler dans un environnement scientifique hautement sensible

La recherche scientifique et médicale constitue un autre domaine important de mes interventions.

De 2016 à 2021, mes missions ont notamment concerné le laboratoire P4 de l’INSERM à Lyon.

Un laboratoire de ce niveau de confinement constitue naturellement un environnement dans lequel l’organisation, les responsabilités, la maîtrise documentaire, les compétences, les équipements, les interfaces et la gestion des risques doivent être particulièrement structurés.

Au-delà du P4 et du CERMEP (CNRS et HPL) à Lyon/Bron, les missions réalisées auprès de l’INSERM ou MIMABS (Luminy à Marseille), d’autres organismes de recherche biomédicale, de plateformes scientifiques, d'entreprises pharmaceutiques (dont les Laboratoires P.Fabre) et de structures de recherche publiques ou privées ont permis de travailler avec des organisations dans lesquelles coexistent :

recherche scientifique, innovation, équipements complexes, exigences réglementaires, compétences hautement spécialisées et contraintes opérationnelles.

Voir ici notre Partenariat-recherche-publique-et-privee

La difficulté, dans ces environnements, consiste en une organisation suffisamment robuste pour sécuriser les activités sans alourdir inutilement le travail des chercheurs et des équipes techniques.

Établissements de santé et recherche médicale

Les établissements de soins constituent également des organisations sensibles.

Hôpitaux, cliniques, laboratoires de biologie médicale, structures de recherche médicale et entreprises travaillant dans le domaine de la santé ont représenté une part importante des missions réalisées.

Voir ici nos partenaires santé

Les enjeux y sont multiples :

Les référentiels peuvent changer — ISO 9001, ISO 15189, HAS, exigences sanitaires basiques, référentiels spécifiques — mais une même question demeure :

l’organisation est-elle réellement capable de maîtriser ses risques et de démontrer cette maîtrise ?

Spatial et industries de haute technologie

Les missions réalisées ont également concerné des organisations telles que AQMO intervenant dans le secteur spatial, notamment sur le site bordelais  d’ArianeGroup.

Comme dans le nucléaire, la défense ou la recherche scientifique, la performance repose sur une combinaison étroite entre :

compétence, fiabilité des processus, maîtrise des équipements, gestion des interfaces, traçabilité, analyse des risques et amélioration continue.

Ce sont précisément ces interactions qui doivent être recherchées et évaluées au cours d’un diagnostic ou d’un audit.

Le secteur change. La méthodologie de maîtrise des risques demeure.

Intervenir dans des secteurs aussi différents ne signifie évidemment pas prétendre être spécialiste de chaque procédé technique rencontré.

La compétence essentielle consiste à être capable :

de comprendre le contexte et les enjeux de l’organisation ;
d’identifier ses activités et processus critiques ;
d’analyser ses risques ;
de comprendre les interfaces entre les fonctions ;
d’évaluer les dispositifs de maîtrise ;
de rechercher les preuves de leur application ;
d’identifier les écarts ou fragilités susceptibles d’affecter la performance ou la sécurité

et de proposer des actions à mettre en oeuvre dans le respect de la réglementation et avec une valeur ajoutée.

C’est aussi la raison pour laquelle les méthodes de management des risques, d’audit et d’amélioration continue sont transférables d’un secteur à l’autre.

L’expérience acquise dans le nucléaire peut enrichir une réflexion menée dans la santé.

Une pratique robuste observée dans l’aéronautique ou le spatial peut inspirer une organisation industrielle.

Une méthode utilisée dans la recherche scientifique peut être adaptée à un laboratoire d’analyse.

La transversalité devient ainsi une source de valeur ajoutée.

Auditer un système, c’est d’abord comprendre comment il fonctionne réellement

Depuis 1992, LACAQ intervient auprès d’entreprises, de collectivités, d’établissements publics, de laboratoires, d’organismes de recherche et d'industries de dimensions très différentes.

Selon les missions, notre intervention peut porter sur :

Les référentiels et les secteurs varient.

La finalité reste la même :

comprendre l’organisation, identifier les risques, vérifier leur maîtrise et contribuer à améliorer durablement la performance.

L’expérience des environnements sensibles au service de toutes les organisations

Une organisation n’a pas besoin d’exploiter une installation nucléaire, un laboratoire P4 ou une activité d’armement pour bénéficier des méthodes développées dans ces environnements.

Rigueur, approche par les risques, traçabilité, gestion des compétences, maîtrise des interfaces, analyse des causes, anticipation des défaillances et amélioration continue sont également pertinentes pour une PME industrielle, un laboratoire, une collectivité, un établissement de santé ou une entreprise de services.

C’est l’un des apports de plus de trois décennies d’expériences croisées dans des organisations publiques et privées très différentes :

capitaliser les méthodes qui fonctionnent dans les environnements les plus exigeants pour les adapter, avec pragmatisme, aux besoins de chaque organisation.

LACAQ – Expertise, management des risques, accompagnement, audit et formation

Olivier DESGUIOZ
PhD Management des risques – Dr ès Sciences
Ingénieur QHSSE – Certified Risk Analyst – Auditeur IRCA
IPRP – Expert scientifique